Hégésippe Moreau — 1810-1838

Notice biographique sur
Hégésippe Moreau

Abel Bertier
Abel Bertier
NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR
Hégésippe Moreau
PARIS
Société d'Édition et de Publications
Librairie Félix JUVEN
122, RUE RÉAUMUR , 122
Cette Notice sert de post-face à une édition illustrée des Contes à ma sœur, publiée par la librairie Félix JUVEN.

Je saisis avec empressement l’occasion qui m’est offerte d’évoquer ici la pâle et mélancolique figure d’un poète qui aima beaucoup la gloire, la rechercha avidement et n’en connut que fort peu les douces caresses. Certes, — j’en conviens volontiers, — Hégésippe Moreau n’est pas un de ceux-là qui ont imposé leur nom aux foules par une œuvre gigantesque : il n’a rien de l’envergure d’un Shakespeare ou d’un Victor Hugo ; mais il est tout de même de la race des poètes : il en a le style éclatant, l’imagination vive, le cœur largement ouvert à l’idéal, et tel de ses chants de colère ou d’amour nous fait frissonner sous la magnificence du verbe, comme à l’approche du Vrai et du Beau.

Il a exalté les grandes idées morales, glorifié la Liberté, la Patrie et la République, appelé sur toutes les souffrances le geste auguste de la Bonté. Il a connu lui-même le fond des misères humaines. Il me plaît de demander à l’âme généreuse de la jeunesse un hommage pour son génie, un peu de pitié pour ses malheurs.

I

Donc, Hégésippe Moreau fut malheureux.

Si c’est là pour les poètes comme on le prétend, un signe d’élection, il faut convenir que celui-ci paraît avoir été marqué pour le sacrifice, avant même qu’il ne fût né.

Il vint au monde le , à Paris, au n° 9 de la rue Saint-Placide, dans un foyer fondé en dehors des conventions de la société ; et nul n’ignore que les fées bienfaisantes, dont il devait ressusciter les légendes dans ses Contes, n’ont pas l’habitude de pencher leurs visages souriants sur ces petits berceaux-là.

De fait, il ne s’appelle pas Moreau. Il ne s’appelle pas non plus Hégésippe. De ses vrais noms, il est Pierre-Jacques Roulliot.

Le nom de Moreau, qui, après tout, était celui de son père il le porta toujours, et j’ai quelque raison de croire que de bonne heure aussi ses parents ou ses protecteurs lui firent échanger ses prénoms un peu durs de Pierre-Jacques contre celui d’Hégésippe, assurément plus harmonieux, car un palmarès des prix du Collège de Provins pour le désigne déjà sous ce double vocable (1).

Lorsque M. Moreau, quelque temps après la naissance du petit, fut nommé professeur de quatrième au Collège de Provins, il amena avec lui dans la vieille cité des Thibault sa compagne et leur fils, et ils y vécurent ensemble, modestement, mais avec dignité, — je dirai même avec d’autant plus de dignité que le père était un peu fier, un peu susceptible. Nous retrouverons plus tard ces sentiments-là chez le fils. C’est même, je crois, le seul héritage qu’il lui laissa lorsqu’il mourut de phtisie, en , non pas à l’hôpital, comme on se plaît encore à le dire, mais dans l’ancienne maison du grenier-à-sel.

Voilà une pauvre femme et un enfant de quatre ans bien dans la peine et dans la gêne. Ils en furent tirés par une excellenle personne, Mme Charles Guérard, qui, veuve elle aussi, depuis deux ans, et non ignorante du malheur, avait appris à y compatir. Son mari lui avait laissé la lourde charge de deux propriétés à gouverner de front : l’auberge de la Fontaine, l’une des plus vieilles de Provins, centre important de la vie sociale à cette époque de grand développement du roulage, et, à un quart de lieue de là, sur le territoire de la petite commune de Poigny, une ferme du nom de Champbenoît. Bien que secondée dans cette double tâche par deux grands fils Camille et Émile, elle fut bien aise de trouver en Mme Moreau une aide sérieuse sur qui elle pût se reposer, la fixa auprès d’elle en qualité de femme de chambre et recueillit l’enfant par la même occasion.

Ce fut là pour le pauvre orphelin un nouveau foyer plein de tendresse, qui se transforma d’ailleurs bientôt pour se faire plus large et plus tendre encore. En effet, Mme Charles Guérard maria son fils aîné, Camille, avec Mlle Sophie Laval, d’une très bonne famille bourgeoise et petite-fille d’un ancien maire de Provins. Une physionomie agréable et toujours souriante, beaucoup d’entrain, un esprit avisé, un cœur d’or, telle était cette jeune femme, qui devait avoir une grande place dans les affections d’Hégésippe Moreau : non pas sa muse, cependant, (nous allons y arriver), mais son bon génie, sa « seconde idole » comme il l’appelait, celle enfin qui, dans l’histoire, reste consacrée par le surnom de bonne fermière. Pour le moment, elle aide son mari dans la direction de la Fontaine, tandis que sa belle-mère, remariée avec un vieux débris des guerres de l’Empire le docteur Favier, médecin major en retraite, transporte toute sa maison à Champbenoît.

La colonie ne tarda pas à être renforcée d’une petite tête blonde, le premier-né du jeune ménage de Provins, à qui le papa donna son prénom de Camille, et que la grand’mère voulut élever. Hégésippe s’éprit de ce petit compagnon de vie ; il aida ses premiers pas, guida ses premiers jeux ; il l’appelait son « petit frère de lait » : à eux deux, ils furent la grâce et la joie de Champbenoît, que ne pouvaient égayer ni les soixante-dix ans du bon M. Favier, ni la vieillesse précoce de l’oncle Émile, toujours plongé dans des travaux de géologie, souffreteux d’ailleurs, amputé d’une jambe et déjà promis à la mort.

Champbenoît formait un cadre charmant à cette existence familiale : ce n’était pas seulement une ferme, mais tout un domaine érigé sur les ruines d’un monastère de Bénédictines (c’est de là que lui vient son nom : de campo ordinis sancti Benedicti), et qui comprenait encore une jolie maison de campagne — on disait même : le Château, — avec des jardins aux parterres pleins de fleurs, des eaux jaillissant de partout, et, tout en bas, à cent cinquante mètres environ, dans la plaine, la Voulzie, cette Voulzie qui doit aux chants d’Hégésippe Moreau une si grande célébrité.

Heureux privilège des poètes d’immortaliser ainsi le coin de nature où s’est attaché leur cœur… car la Voulzie, ce n’est pas un fleuve aux grandes iles oh ! non…

qui sort de ce ravin de Richebourg où se brisa, en , l’effort des troupes austro-russes (2), traverse Provins en parallèle avec le Durtin et va se perdre dans la Seine aux environs de Bray : petit cours d’eau modeste et sans histoire, qui na pas de bonds tumultueux, mais de légers friselis sur un lit de fleurs, de jolies bordures de saules et de peupliers, des tournants ombragés de feuillage et peuplés du babil des petits oiseaux, et, mon Dieu ! sans aller loin dans ce gentil pays de Brie, on y trouverait facilement bien des nids de verdure tout aussi dignes d’attirer l’attention des paysagistes ou d’abriter les rêveries des poètes.

Mais quoi ! notre petit bonhomme fut tout de suite empoigné par le charme de cette rivière aux murmures caressants : c’est dans les prés voisins qu’il se livra aux premiers ébats de la vie ; c’est à ses flots jaseurs, — il devait plus tard les appeler des flots « menteurs », — qu’il confia les premières émotions de son âme ; et lorsque, vers la neuvième année, il eut été, par les soins de Mme Favier, mis en pension au Collège de Provins, c’est encore à la Voulzie qu’il venait, le dimanche et les jours de congé, raconter les joies et les misères de sa vie d’écolier, de

Pauvre écolier rêveur et qu’on disait sauvage…

Puis voilà que son horizon s’assombrit de nouveau :

Enfant, j’ai vu passer, dans ma vague mémoire
Des prêtres qui chantaient sur une bière noire (3).

C’était sa mère qui venait de mourir (en ). Et ce n’est pas le seul deuil qu’il eut à pleurer : son vieil ami le docteur Favier était mort en , et la même année avait vu disparaître et le jeune savant Émile Guérard, enlevé à vingt-cinq ans, au moment où il venait de terminer une étude sur les « Révolutions du Globe, » et le petit Camille, fleur à peine éclose, dont le parfum devait persister dans le cœur reconnaissant du poète.

Oh ! j’ai presque envie de m’excuser, si, à propos d’un poète gracieux et fugace comme un colibri, je m’attarde à soulever ici la poussière des greffes. Mais c’est précisément parce que la poésie d’Hégésippe Moreau, comme il arrive à la plupart de ces poetæ minores morts jeunes, qui n’ont pas eu le temps d’embrasser ou de mûrir de vastes conceptions, ni, peut-être, le don de s’élever à la hauteur des idées générales, — c’est parce que sa poésie est personnelle, faite de ces sentiments et de ces souvenirs d’enfance, que j’ai cru nécessaire, pour la saisir, de lui clouer aux ailes des notes empruntées à l’histoire intime de cette famille Guérard, qui fut si bonne pour lui et dont il devait récompenser les soins en de si beaux vers :

J’avais bien des amis ici-bas, quand j’y vins,
Bluet éclos parmi les roses de Provins :
Du sommeil de la mort, du sommeil que j’envie,
Presque tous maintenant dorment.  .  .  .  .  .
.  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .
Le fossoyeur m’a pris et Camille et ma mère ! (4)

  *  
*   *

Il est des âmes délicieuses, que le malheur, loin de les aigrir, semble élever et purifier encore ! Mme Favier était de celles-là. On eût dit que l’affection même dont cet enfant avait été l’objet de la part de ses chers disparus, l’eût sacré à ses yeux. Elle le traita en fils ; et comme il était intelligent, d’aspect délicat, peu fait, semblait-il, pour les durs travaux matériels, elle rêva pour lui une existence où l’esprit aurait la plus grande part, et, assez imprudemment (il faut l’avouer), sans trop s’inquiéter si la foi et la vocation l’y appelaient, elle le plaça au Séminaire.

Le voilà donc parti pour Meaux. Puis, cette même année , l’évêque, M. de Cosnac, ayant dédoublé son petit Séminaire et envoyé une partie du contingent dans une vieille maison de Charité qu’il venait d’acheter des hospices de Fontainebleau, à Avon, ce fut à ce second petit Séminaire d’Avon, en pleine nature, sous les resplendissantes frondaisons de la forêt de Fontainebleau, que notre jeune homme entra dans le commerce des langues anciennes, s’assimila les auteurs, s’imprégna d’éloquence et de poésie latines, et bégaya ses premiers vers.

Vous n’attendez pas des chefs-d’œuvre de ce garçonnet de treize à quatorze ans. On nous a conservé ses essais : il y a là des promesses, rien de plus : — une parfaite entente des lois de notre versification, avec un grain de mysticisme, dans la note de la maison. Mais ce n’était pas sa note à lui. Il échappait au mysticisme par cette espièglerie mutine qui est la grâce de l’adolescence. Ses condisciples ont gardé longtemps le souvenir d’un petit poème badin, dans le genre de Vert-Vert, qui ne devait pas être morose et dont, malheureusement, aucune copie n’est venue jusqu’à nous. Mais il nous est demeuré deux couplets malins qu’il improvisa lors de la première visite de M. de Cosnac au nouvel établissement. L'évêque avait été, selon la coutume, harangué en vers par un professeur. Or probablement ces vers n'étaient-ils autre chose que ce que l’on appelle par euphémisme des « réminiscences » : toujours est-il que Moreau fil circuler parmi ses camarades cette chansonnette qui les fit bien rire aux dépens du pauvre homme, — et même de Monseigneur :

Connaissez-vous Monsieur l’abbé,
Savant depuis A jusqu’à B ?
À rimer il s’amuse ;
Eh bien !
La mémoire est sa muse…
Vous m’entendez bien.
Ses discours ab hoc et ab hac
Enchantent Monsieur de Cosnac ;
Un sot dit la satire,
Eh bien !
Voit plus sot qui l’admire
Vous m’entendez bien.

Je ne dis pas que l’instinct poétique s’affirme dans ces petites productions qui ne dépassent pas le niveau de ce que peut enfanter la cervelle d’un élève de quatrième. Mais ce qui n’apparaît clairement, c’est que la vocation religieuse ne s’y dessine pas du tout, l’irrévérence envers un évêque n’ayant jamais passé pour une vertu théologale. Vous ne serez donc pas surpris de voir Hégésippe Moreau, à la fin de sa rhétorique, planter là le Séminaire et revenir à Provins, — à moins que ce ne soit le Séminaire qui l’ait planté là : une légende le veut, et c’est bien possible ; ils n’étaient pas faits pour s’entendre.

*
*   *

La bonne Mme Favier fut bien un peu désappointée ; mais elle ouvrit à l’enfant prodigue les portes de Champbenoît avec le même sourire bienveillant qu’autrefois, et se mit en quête d’un métier pas très dur pour ses mains délicates : elle fut assez heureuse pour lui trouver une place d’apprenti typographe, à Provins même, dans l’imprimerie de son cousin Théodore Lebeau.

Notre jeune homme (car il a maintenant seize ans, et des moustaches !) reçut là un accueil cordial et s’attira bien vite l’affectueuse camaraderie du fils Lebeau ; mais surtout, il y connut Louise Lebeau, la fille de la maison, qui tout de suite l’enveloppa d’une délicate sympathie et dont l’amitié forte, loyale et chaudement fraternelle, devait illuminer sa vie entière. Il le dit lui-même, dans sa belle pièce de l’Isolement :

Mon cœur, ivre, à seize ans, de volupté céleste.
S’emplit d’un chaste amour dont le parfum lui reste.…

Chaste amour, en effet : j’insiste sur le mot, et Moreau, d’ailleurs, a pris soin d’y insister, lui aussi, car jamais, ni dans ses vers, ni dans sa correspondance, il n’appelle Louise Lebeau autrement que du doux nom de « Sœur », — sa sœur, en effet, par le cœur et l’esprit, et rien autre chose : la confidente de ses petites ambitions, la directrice toujours aimée et toujours obéie de ce grand enfant qui avait besoin de tant d’aide pour ne pas tomber.

Elle fut pour lui ce que fut Laure de Novos pour Pétrarque, Béatrice pour Dante ; non pas une femme, mais la femme, — non pas même la femme, mais cette sorte de vision supraterrestre vers laquelle plane le rêve qui fait si grands les poètes. C’est à elle qu’il doit ses plus touchantes inspirations ; c’est à elle qu’il doit d’avoir conservé au milieu des déboires, des misères, des agitations, — et pourquoi ne pas le dire ? — des désordres de sa vie, une âme malgré tout toujours belle, un verbe toujours élevé et toujours pur.

Si d’ailleurs votre imagination tentait de s’envoler vers des régions romanesques où je ne veux pas la conduire, je me ferais un devoir de lui casser les ailes et de vous apprendre que Louise Lebeau n’était pas une jeune fille : elle était née en , — comme il sied à celle qui devait être, au moins aux yeux du poète, la plus belle des roses de Provins ; elle avait donc neuf ans de plus que lui. D’autre part, elle s’était mariée, à seize ans et demi, à un maître mégissier de Provins, nommé M. Jeunet ; elle avait plusieurs enfants et vivait avec sa petite famille, tout près de l’imprimerie de son père, dans une maison de la rue du Pont-Pigy : foyer deux fois sacré, où il semble bien qu’il n’y eût guère de place pour un roman.

Que Louise Lebeau fût jolie, cela ne fait l’objet d’aucun doute, quand on examine le portrait qui en a été dessiné par Staal, d’après une peinture à l’huile conservée dans la famille : c’était une blonde à l’ovale régulier, aux yeux bleus pleins de candeur, à la chevelure opulente. Elle avait un esprit fin et très accessible aux émotions de l’art. Mais sa caractéristique, c’est qu’elle était bonne, d’une bonté pitoyable à toutes les souffrances. On cite d’elle des traits qui ne dépareraient pas la Légende dorée, — celui-ci, par exemple : un soir d’hiver, rencontrant sur son chemin un pauvre enfant qui n’avait pas de chaussures, elle lui donna les siennes et revint chez elle pieds nus.

Et comment, dès lors, voyant presque tous les après-midi dans la maison paternelle cet adolescent orphelin, maladif, nerveux, d’un caractère faible, soumis à toutes les impressions, aujourd’hui gamin adorable, demain maussade, ombrageux et facilement découragé, oui, comment n’eût-elle pas été prise du désir de le couvrir de son aile, de le sauver de lui-même, de le remonter par ses conseils et ses câlineries ?

Le commerce fraternel qui s’établit entre eux naquit de l’essence même des choses. Lui, ne voyait qu’elle, n’espérait qu’en elle ; elle, connut la joie, qui doit être très grande chez une femme au cœur bien situé, de voir pousser une vocation sous son influence. Il faisait pour elle des copies de ses vers ; elle les apprenait par cœur et les récitait en une sorte de mélopée qui leur donnait plus de valeur, quand ils passaient par ses lèvres.

Ses chansons, elle les lui chantait, et il écoutait tout frémissant d’émotion ses pensées qui prenaient corps, plus belles sous le vêtement que leur tissait la musique — et la musicienne.

C’étaient ses Dix-huit ans, qui rayonnaient dans un beau flamboiement d’aube printanière :

J’ai dix-huit ans : tout change, et l’Espérance
Vers l’horizon me conduit par la main.
Encore un jour à traîner ma souffrance
Et le bonheur me sourira demain.
Je vois déjà croître pour ma couronne
Quelques lauriers dans les fleurs du printemps ;
C’est un délire… Ah ! qu’on me le pardonne ;
J’ai dix-huit ans !

C’étaient encore ses couplets de l’Abeille, légers, presque aériens, dont le refrain revient aux oreilles comme le bourdonnement d’une ruche laborieuse :

Comme l’abeille fugitive
Qui fait son miel en voyageant,
Le chansonnier de rive en rive
Va bourdonnant et voltigeant.
Comme elle du myrte à la treille
Il recommence vingt détours.
Vole, vole, petite abeille,
Vole, vole, vole toujours.

(1) Je dois ce détail à mon excellent ami M. Louis Rogeron. — M. Rogeron, Provinois d’origine, est un ancien prote de l’imprimerie Lebeau, qui travailla longtemps à la casse même du poète, et professe pour sa mémoire un culte fervent. Quiconque s’occupe d’Hégésippe Moreau a chez lui doit d’asile. Je veux le remercier de son aimable accueil et de renseignements qui m’ont permis de fixer en termes plus précis qu’on ne l’a fait jusqu’ici la vie enfantine du chantre de la Voulzie.

M. Rogeron est d’ailleurs un érudit, très soucieux des souvenirs et des gloires de sa ville natale ; on lui doit un fort intéressant ouvrage intilulé : Provins pendant l’invasion. retour

(2) Combat de Léchelle.retour

La notice de la BnF sur Abel Bertier est très lacunaire. J’ai trouvé sur le site Rue des Fables, quelques renseignements supplémentaires que je reprends ici :

Abel Bertier (1849-1912), fabuliste, né à Che­noise, professeur au collège de Meaux et de Cou­lom­miers où il devient libraire en 1885. Il publie des fables en 1877.