Hégésippe Moreau — 1810-1838

À la Vierge

attribué à Hégésippe Moreau
SOUVENIRS POÉTIQUES
DE
L'ÉCOLE ROMANTIQUE
1825 à 1840
précédés
d’une notice biographique sur chacun des auteurs
contenus dans le volume
PAR
M. Édouard Fournier
PARIS
Laplace, Sanchez et Cie, Libraires-éditeurs
3, rue Séguier, 3

1880

page 364 (377 du pdf)
À la Vierge
Quand le ciel se rougit aux doux feux de l’aurore,
O Vierge de mon cœur, aussitôt je t’implore ;
Et ce vœu plein d’amour s’élève jusqu’à toi :
Bénis-moi, bénis-moi !
Dans les tourments du jour, lorsque l’ennui me presse,
Au fort de mes travaux, rappelant ta tendresse,
Mes yeux mouillés de pleurs se dirigent vers toi :
Aide-moi, aide-moi !
Si, voyageur, je suis une route incertaine,
Si la nuit me surprend dans ma course lointaine,
Mon âme en ses terreurs se recommande à toi :
Guide-moi, guide-moi !
Dans cette vie, hélas ! que d’écueils, que d’orages !
Heureux qui dans le port arrive sans naufrages !
Astre du nautonier, je n’ai d’espoir qu’en toi :
Sauve-moi, sauve-moi !
La blanche fleur des champs, un beau ciel sans nuage,
Tout me parle de toi, tout m’offre ton image ;
La nuit comme le jour, partout je pense à toi ;
Pense à moi, pense à moi !
Oui, d’un pauvre exilé sois la fidèle amie ;
À t’aimer, te bénir je consacre ma vie,
Reine du chaste amour, tout mon cœur est à toi :
Aime-moi, aime-moi.
Notes du TdS

Ce recueil contient également, de la plume d’Hégésippe Moreau, À mes chansons, p 359-360 (pdf 372-373), la Voulzie, p 361-362 (pdf 374-375) et la Fermière, p 362-363 (pdf 375-376).

Les poèmes d’Hégésippe Moreau sont précédés d’une notice bio­gra­phi­que, rédigée par Édouard Fournier, reproduite ici.