Hégésippe Moreau — 1810-1838

Portraits prétendus d’Hégésippe Moreau

portrait présenté comme celui d’Hégésippe MoreauCe portrait était présenté comme celui d’Hégésippe Moreau sur un site consacré à Georges Brassens qui a mis en musique Sur la mort d’une cousine de sept ans. Ce site est inaccessible suite à la fermeture, le 6 juillet 2009, de CompuServe OurWorld.

Cette illustration semble être celle que l’on trouve en couverture du livre de Georges Benoit-Guyod, La vie maudite d’Hégésippe Moreau. Pas plus cette image que celle sensée représenter Hégésippe Moreau sur son lit de mort, en frontispice de l’ouvrage, n’est attribuée à qui que ce soit.

portrait présenté comme celui d’Hégésippe Moreau Celui-ci était proposé par le site de la Bibliothèque de Lisieux sur leur page « Le Rayon littéraire ».

Le site de la bibliothèque de Lisieux était déjà inaccessible au 23 octobre 2025. Aujourd’hui (2026-10-02), l’adresse envoie sur un site qui m’a l’air de proposer des paris en-ligne dans ce qui me semble être du thaï (SGDG).

portrait présenté comme
celui d’Hégésippe Moreau Ce portrait provient de la page intitulée Les auteurs du Charivari sur le site du « Centre d’études du xixe siècle français Joseph Sablé », Université de Toronto, Ontario, Canada.

Contrairement à ce qu’annonce toujours ce site, Hégésippe Moreau n’a, bien entendu, jamais fondé la Némésis. Voir en coulisse pour quelques remarques (2e note du 2008-04-12).

Le centre d’études en question conserve un site qui semble figé en 2007 et, si son navigateur le peut, on aura intérêt à lui faire réparer l’encodage du texte.

Ce portrait fait face à la page de titre de l’édition des œuvres complètes préparée par René Vallery-Radot et publiée par Alphonse Lemerre en 1890. Ce que l’on peut voir, sur le site gallica sur cet exemplaire numérisé d’une réimpression de 1973 par Slatkine Reprints à Genève.

Étrangement, mon exemplaire personnel ne comporte qu’une page blanche face à la page de titre.

portrait présenté comme celui d’Hégésippe Moreau Cette fois c’est sur une page, désormais inaccessible (2026-10-02), consacrée à Alexandre Dumas père que j’ai trouvé cette image. On se rend compte que le portrait précédent et celui-ci ont un air de famille.

Alexandre Dumas père est l’auteur de Les morts vont vite dont un chapitre est consacré à Hégésippe Moreau.

portrait présenté comme celui d’Hégésippe Moreau par Armand
Lebailly J’ai extrait ce portrait de la gravure à l’eau forte de G. Staal qui se trouve en frontispice de Hégésippe Moreau, sa vie et ses œuvres de Armand Lebailly qui le présente comme réalisé par le graveur d’après le masque mortuaire d’Hégésippe Moreau.

Au sujet de ce masque mortuaire, on peut lire ce qu’en dit Georges Benoit-Guyod dans sa biographie d’Hégésippe Moreau.

gravure illustrant la
chanson de P. Dupont Gravure placée en regard de la première page de la chanson, intitulée Hé­gé­sippe Moreau de Pierre Dupont. Ce doit être une représentation de ce qu’aurait pu être la tombe de Moreau.

Buste d’Hégésippe Moreau,
eau forte de Félix Régamey Eau forte de Félix Régamey. On peut lire aussi la page « Félix Régamey » sur wikipédia. On notera que wikipédia et le musée d’Orsay ne sont pas d’accord sur le lieu de décès.

À l’époque où j’ai rédigé cette page pour la première fois, le site www.cultu­re.gouv.fr annonçait que cette gravure était conservée au Musée national du Chateau de Compiègne.

Aujourd’hui (2026-10-03), la base de donnée joconde ne répond pas. Je ne peux donc pas lier cette image à une quelconque source.

Notes du TdS

On peut lire dans le chapitre Iconographie ce qu’écrivait Th. Lhuillier dans Hégésippe Moreau et son Diogène à propos des portraits d’Hégésippe Moreau.

On remarquera toutefois que les Provinois n’avaient pas pu voir Hégé­sippe depuis la fin aout 1833 et qu’il mourut malade et certainement dénu­tri. La différence entre le masque funéraire de décembre 1838 avec le sou­venir d’un jeune homme vivant en 1833 peut expliquer le manque de re­con­naissance alléguée par Th. Lhuillier.


On trouve deux portraits d’Hégésippe Moreau reproduits dans le 1er tome de l’ouvrage d’Octave Vignon « Hégésippe Moreau, Sa vie — Son œuvre ». M. O. Vignon les présente ainsi :

Portraits d’Hégésippe Moreau d’après les médaillons ayant appartenu à Louise Lebeau. Ce sont les seuls portraits exécutés du vivant de Moreau. Le premier, une miniature à l’huile, (le) représente […] à seize ans, lorsqu’il entra, en 1826, comme apprenti typographe, dans la Maison Lebeau. Le second, une gouache, […] représente Moreau à vingt-trois ans. Ces médaillons sont (le texte date de 1966) conservés dans la collection Roge­ron, propriété de M. Deloutre, de Fontenay-sous-Bois.